E010727

Je ne sais plus écrire. Je ne peux plus. Ca ne coule plus. Et même si au fond de moi je suis en surchauffe, mais si au fond de moi c’est l’overdose, rien ne s’écoule, rien ne dépasse.

Je reste face à mon clavier, j’écris, rature, recommence, froisse mes idées. Rien ne vient plus, ca ne veut plus. Comme si la porte de mon esprit était fermée et que la clef avait été perdue. Comment faire ? Comment faire pour à nouveau vibrer ? Comment faire pour à nouveau s’exprimer, exorciser, tout déballer ? Où sont passé mes mots cinglants ? Où sont passés mes vers sanglants ? Où sont passées mes phrases de larmes ? Où sont passés mes poèmes en drame ?

Je ne sais pas.

Il n y a plus rien que le néant vide et béant face à moi.

Plus rien                                                   

Est-ce ma fleur qui s’est envolée ? évaporée ? Celle que j’avais à fleur de peau et qui me permettait de me libérer sans pudeur et sans peur et de crier ? ai-je déjà tout étalé, tout dit, tout hurlé pour que plus rien ne vienne comme si le feu s’était essoufflé ? ce grand brasier que j’avais là, au creux de moi, qui brulait sans cesse ses peines et ses joies. Où est il cet incendie dévastateur qui faisait de mes doigts d’agiles créateurs ? Qui faisait de mon esprit mon guide spirituelle et qui ressuscitait à mon âme ses pauvres et frêles ailes ?

Où sont-ils tous ces maitres de moi-même ? Je suis seule, je ne me sens plus la même. Qu’est ce qui a changé ? Qu’ai-je fait ? Ai je péché ?

Ai-je omis  quoique ce soit qui fait que tout ait tant changé ?

Je ne sais pas

J’ai beau chercher dans les brumes de mon être, je ne trouve plus rien que mon masque de paraitre, le reste est vide, et crève la bouche ouverte son absence de substance, d’essence immatérielle.