La Corneille

Balbutiments spirituels, littéraires, libertins, poétiques et mystiques... La Corneille, en quête d'absolu.

03 juin 2008

Aujourd'hui, temps ensoleillé chez la Corneille

Je reprends mon clavier

Pour tenter d’exprimer

Ce qui est en train de se passer

Sur une douce mélodie

Je tente de coucher ici

La douce et joyeuse folie

De ma vie d’aujourd’huiSoleil

Je ne sais pas trop par où commencer

Il y aurait tant de choses à raconter

A vous tous, mes amis

Perdus de vue au fil des lubies,

Vous dire à présent qui je suis

Où j’en suis arrivée

Apres ces 7, 8mois passés

A trimer, à ramer, à déprimer

A croire que le soleil est enfin revenu

Et que j’ai bien fait d’y croire, je ne suis pas déçue

Amour, études, argent tout roule tout seul

Et du jour au lendemain, j’ai tout ce que tous les gens veulent

Il y a ce petit bonhomme arrivé dans ma vie

Avec ses joies, ses désirs, ses folies

Nos discussions, nos rêves, nos doutes aussi

Qui en lisant ces lignes qui défilent

Trouvera sûrement toutes ces rimes trop faciles

J’ai choisi les mots

Pour quand je ressens trop

Mais s’il est plus aisé

D’écrire désespéré

Je tente ici la prose

De la vie en rose

Tous ces mots pour vous dire

Qu’aujourd’hui j’ai le sourire

Les nuages se sont dissipés

Et le beau temps semble décidé

A persister et s’installer

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21 mai 2008

Je ne sais plus écrire

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Je ne sais plus écrire. Je ne peux plus. Ca ne coule plus. Et même si au fond de moi je suis en surchauffe, mais si au fond de moi c’est l’overdose, rien ne s’écoule, rien ne dépasse.

Je reste face à mon clavier, j’écris, rature, recommence, froisse mes idées. Rien ne vient plus, ca ne veut plus. Comme si la porte de mon esprit était fermée et que la clef avait été perdue. Comment faire ? Comment faire pour à nouveau vibrer ? Comment faire pour à nouveau s’exprimer, exorciser, tout déballer ? Où sont passé mes mots cinglants ? Où sont passés mes vers sanglants ? Où sont passées mes phrases de larmes ? Où sont passés mes poèmes en drame ?

Je ne sais pas.

Il n y a plus rien que le néant vide et béant face à moi.

Plus rien                                                   

Est-ce ma fleur qui s’est envolée ? évaporée ? Celle que j’avais à fleur de peau et qui me permettait de me libérer sans pudeur et sans peur et de crier ? ai-je déjà tout étalé, tout dit, tout hurlé pour que plus rien ne vienne comme si le feu s’était essoufflé ? ce grand brasier que j’avais là, au creux de moi, qui brulait sans cesse ses peines et ses joies. Où est il cet incendie dévastateur qui faisait de mes doigts d’agiles créateurs ? Qui faisait de mon esprit mon guide spirituelle et qui ressuscitait à mon âme ses pauvres et frêles ailes ?

Où sont-ils tous ces maitres de moi-même ? Je suis seule, je ne me sens plus la même. Qu’est ce qui a changé ? Qu’ai-je fait ? Ai je péché ?

Ai-je omis  quoique ce soit qui fait que tout ait tant changé ?

Je ne sais pas

J’ai beau chercher dans les brumes de mon être, je ne trouve plus rien que mon masque de paraitre, le reste est vide, et crève la bouche ouverte son absence de substance, d’essence immatérielle.

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30 avril 2008

Si tout était aussi simple que ça

Si tout était aussi simple que capt14439

Une soirée entre ami(e)s

Un essayage de chaussures de mecs, en jupe assise par terre

Des confidences autour d’une table de cuisine

Deux grosses bises très tendres et un « ca m’a fait plaisir de te voir »

Un parfum qui rappelle des souvenirs sur le col d’une veste

Des sourires les yeux fermés au rythme de la musique

Une main tendue une tisane dans l’autre

Des lunettes blanches, un top rose, un autre léopard, une mini-jupe écossaise

De vieux souvenirs qui remontent et fond chaud au cœur

Des regards plein de sourires

Des « et toi, tu fais quoi maintenant ? »

Une main tendre sur l’épaule

Quelques arpèges à la guitare qui s’éloignent dans la nuit

Des projets de prochaine fois, des envies de se revoir, encore

Une aprem au soleil

Quelques pas de danse devant une gare déserte au printemps

Errer seule dans les rues moitié fou rire moitié inquiète

S’assoir dans l’herbe et parler à une tente

Se coucher dans les herbes les yeux fermés

Se parler en tailleur par terre

Jouer de la guitare et chanter, en impro

Des rires, des bêtises, des bagarres, des coups de soleil

Un devoir d’anglais fait dans la pelouse

Deux voix qui se mêlent dans un jardin

Se sourire et n’avoir rien d’autre à dire

Un simple « merci d’être là » et « à refaire »

Un regard plein d’amour sur le quai d’une gare

Un paysage qui défile, l’âme sereine pleine d’envie de simplicité

Un Dwap aux pépites de chocolat passé 20sec au mirco-onde, mon dieu quel bonheur !!!!!

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29 avril 2008

Sous la pluie

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Marcher sous la pluie

Le paysage se fond dans un joli flou artistique

Les branches se courbent au dessus de moi

Formant comme une grande arche solennelle

Verte, clairsemée de lumière

Car le soleil brille sous la pluie

Donnant a l’air une teinte dorée

Les fleurs mouillées des ruelles

Colorent l’atmosphère de parfums exotiques

Il fait chaud

Et la chaleur exacerbe ses senteurs qui me rappellent…

Le sourire me revient, je chante à l’intérieur de moi-même

Je fais un joli court métrage

Seule sous la pluie, dans mon grand manteau noir

Mon écharpe serrée autour du cou

Mes bottes trempées et tachetées par le sable de l’avenue

Je me laisse fascinée par le soleil qui disparait derrière le château

Laissant deviner des jardins lumineux et scintillants sous la pluie en soleillée

Les voitures défilent ignorant tout de ma romanesque promenade

Les rares individus croisés baissent les yeux

Comme si se regarder sous la pluie était trop intime

Alors je continue

Mes pas me mènent sur les pavés du vieux quartier de Versailles

Les portes cochères, la salle du jeu de paume

Je pense… sont ce les mêmes pavés depuis tant d’année ?

Est-ce ici qu’ont marché ceux qui ont participé à ce qu’est aujourd’hui notre pays ?

Je me fais happée par l’histoire

Le coin de la rue me rappelle a mes errances

Je m’arrête sous une entrée de boutique fermée

Je suis trempée

L’eau s’infiltre sous mon manteau, au travers des mailles da ma gavroche

Je frissonne… il fait froid

De la fumée s’échappe de mes lèvres, pourtant aucune cigarette au bout de mes doigts

J’observe les passants, immobile contre mon mur

Je laisse glisser mon regard sur les perspectives de cette rue tant désirée, tant espérée

Je tente de l’intégrer, de la graver dans ma tête

Avec ses balcons fleuris, ses restaurants qui se vident et se remplissent, ses enseignes

Puis son ombre arrive

Me rappelle à la réalité

A l’irrationalité de mon geste

Comme réveillée en sursaut, je rattrape mes affaires en vitesse, et file par la rue un peu plus loin

Malheureusement, il n’y a qu’un seul sens : trop tard, il m’a vu, il est là en face de moi

Je sors définitivement de mon rêve romanesque

Irrémédiablement sortie de mon sommeil par la brutalité de ce visage en face de moi

De ce sourire qui me demande des comptes : pourquoi ?

Parce que…

Juste envie d’errer, comme les héroïnes passionnées de mes romans, avec l’illusion d’être

Comme elles

Pleine d’une passion brûlante et aliénante…

Mais tout est faux, tout est feint

Je jette fougueusement mon scenario par terre, tout ca ne rime plus a rien

Je suis réveillée

Pourtant c’était joli, de se promener sous la pluie

Amoureuse du vide, amoureuse d’un songe, amoureuse pour être amoureuse

C’était joli, mon petit film sous la pluie.

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28 avril 2008

Foutu merdier de vie

Non mais ce n’est pas vrai ! me revoilà qui attends ! c’est pas croyable !

Rose, où est-ce que t’as mes Gitanes sans filtres ?

Non, parce que quitte à fumer, fumons de vraies cigarettes comme tu dis toujours.

Dis, Maman, tu crois que c’est grave si je me pends ? Promis, je ferais attention à pas salir parce que je sais que tu viens de faire le ménage, et à choisir quelque chose de bien solide histoire de pas abimer le plafond. Comme ça, après avoir vécu en petite fille bien sage, je mourrais en petite fille bien sage.

Non, je suis désolée, j’ai beau essayer, faire des efforts, je hais les hommes. Tous pareils.

Foutu merdier de vie !

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Méduse, méduséen médusera

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J’ai un tentacule autour des pieds

Qui tire, qui tire, qui tire

J’ai beau me débattre et protester

Je coule, je coule, je coule

Je cherche quelque chose à attraper

Mais rien, de rien, de rien

Je bois la tasse et disparait

La fin.

NB:

Si j'avais un tonneau j'me cacherais dedans

Si j'avais un râteau je lui casserais les dents

Si j'avais un cerveau je flotterais comme un goéland

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Etoiles

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La béatitude.

Qu’y a-t-il de plus infâme, de plus vicieux ? de plus sournois ? de plus cruel que la béatitude ?

Quoi de plus sordide que cette soumission visuelle, cette acceptation intime de la supériorité extérieure, mais surtout et avant tout de la nullité intérieure. Quoi de plus horrible que cette acceptation bien tranquille de notre misère ? de notre saleté ? de notre banalité ?

Qui sommes nous, petits verres de terre amoureux des étoiles que nous irons polluer une à une.

Nous sommes la misère et l’apocalypse version puce miniature. Telles de petites cellules cancéreuses, nous colonisons petit à petit, doucement, discrètement, l’ensemble d’une surface, étendant de-ci de-la nos lianes mortelles avant que la fin ne soit proclamée. Triomphe suprême. Nous aurons détruit certes mais au moins nous aurons fait quelque chose. Presque inconsciemment, mais revendiquant malgré tout cet épais brouillard car confortable bien qu’inquiétant. Nous sommes des parasites. Je suis parmi vous.

Mais elles, ces étoiles, luisantes, lointaines, et que pourtant on croit pouvoir frôler du bout des doigts en plissant les yeux. Laissez les vivre. Laissez les briller, qu’une fois notre misérable et monstrueuse tache accomplie, nous puissions nous repaitre de leur beauté pour oublier nos vices. S’il vous plait. Laissez les briller.

Je serais la cellule cancéreuse parmi les cellules cancéreuses, cancer du cancer, solitaire dans la solitude de masse, qui décide dans sa monstruosité de combattre ses semblables, seuls qui auraient pu l’avaler, plutôt que de laisser mourir son idéal, ses idéaux, ses belles étoiles.

A vivre pour rien, je vivrai pour vous.

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Jack and myself

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Je suis le sentiment d’inutilité de Jack

Je suis l’impression de nullité de Jack

Je suis l’effondrement personnel progressif de Jack

Je suis le brouillard épais dans la vie de Jack

Je suis l’indicible de l’existence de Jack

Je suis l’incapacité de Jack

Je suis la solitude de Jack

Je suis le manque d’amour de Jack

Je suis la sécheresse de l’âme de Jack

Je suis l’aridité du cerveau de Jack

Je suis l’avortement de la créativité de Jack

Je suis l’essoufflement de Jack

Je suis l’empoisonnement progressif de l’organisme de Jack

Je suis l’apocalypse idéelle de Jack

Je suis l’anéantissement de Jack

Mon pire ennemi, c’est moi.

Posté par La Corneille à 14:45 - Atelier expression - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

13 avril 2008

Petit message sur la toile...

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Je voudrais qu’en lisant ces mots tu te dises

C’est vrai, c’est elle

C’est de plus en plus vrai, de plus en plus elle

Je voudrais qu’en lisant ces mots tu te dises

Que je suis sortie du fond du verre

Et que, peut être, enfin va réapparaitre la lumière

Que, de nouveau, je vais pouvoir répandre autour de moi

Cette chaleur, ces sourires, qui avant, ne me quittaient pas

Je voudrais qu’en lisant ces mots…

Tu sois fier de moi

Que tu vois combien je me suis battu

Combien j’ai lutté pour garder la tête haute

Si, dans l’absolu, les difficultés n’étaient pas insurmontables

Elles m’ont forcé à faire un pas qui était trop grand pour moi

Je voudrais qu’en lisant ces mots tu te dises

Que j’ai réussi à rester debout seule

Que j’ai serré les dents

Que j’ai relevé le défi…. Toute seule

Et que bientôt je marcherai, je courrais seule, vers ce qui m’attend

Vers mon projet, ma création, mes projets, mes envies, mes passions

Je voudrais qu’en lisant ces mots

Tu aies comme une envie de me prendre dans tes bras

Pour tous ces soirs où je ne t’appelais pas

Pour toutes ces larmes que je gardais pour moi

Pour tous ces compliments que je n’osais pas

Je voudrais qu’en lisant ces mots

Tu sois peut être… un peu ému

D’avoir la certitude au fond de toi

Que ces mots sont pour toi

D’avoir la certitude au fond de toi

Que ça ne va toujours pas…

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11 avril 2008

J'accuse bonne réception de votre lettre...

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« Piece by piece » de Katie Melua dans les oreilles, je m’interroge sur ces petits morceaux de nous que l’on répand partout. A tort et à travers, pour le meilleur et pour le pire, en l’air ou pour de rire, sincèrement ou pour de faux… des mots, des mots, encore des mots.

Comprendre le poids des mots et parfois, savoir en faire abstraction.

Quand le temps passe, reste le vrai.

Quand passe le temps, reste l’essence.

Mots à fleur d’émotions, on s’emporte,

On s’oublie,

Puis on se regrette…

On se suit de loin, comme des gamins, caché derrière un arbre, ou derrière un écran, puis on décide d’être franc, d’oublier, de passer outre.

Je n’ai rien oublié et j’ai bien gardé ce que tu m’avais donné dans une petite boite au fond de moi, précieusement, comme je garde ce que chaque personne me laisse de son passage.

Boîte ouverte si la personne reste là, boîte refermée s’il faut oublier, entrouverte quand il reste un espoir…

de se revoir.

« Cher monsieur,

j’accuse bonne réception de votre lettre

et compte vous répondre incessamment sous peu,

les derniers engagements scolaires remplis.

Avec mes affectueuses pensées. »

Posté par La Corneille à 16:15 - Atelier expression - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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