21 mai 2008
Je ne sais plus écrire
Je ne sais plus écrire. Je ne peux plus. Ca ne coule plus. Et même si au fond de moi je suis en surchauffe, mais si au fond de moi c’est l’overdose, rien ne s’écoule, rien ne dépasse.
Je reste face à mon clavier, j’écris, rature, recommence, froisse mes idées. Rien ne vient plus, ca ne veut plus. Comme si la porte de mon esprit était fermée et que la clef avait été perdue. Comment faire ? Comment faire pour à nouveau vibrer ? Comment faire pour à nouveau s’exprimer, exorciser, tout déballer ? Où sont passé mes mots cinglants ? Où sont passés mes vers sanglants ? Où sont passées mes phrases de larmes ? Où sont passés mes poèmes en drame ?
Je ne sais pas.
Il n y a plus rien que le néant vide et béant face à moi.
Plus rien
Est-ce ma fleur qui s’est envolée ? évaporée ? Celle que j’avais à fleur de peau et qui me permettait de me libérer sans pudeur et sans peur et de crier ? ai-je déjà tout étalé, tout dit, tout hurlé pour que plus rien ne vienne comme si le feu s’était essoufflé ? ce grand brasier que j’avais là, au creux de moi, qui brulait sans cesse ses peines et ses joies. Où est il cet incendie dévastateur qui faisait de mes doigts d’agiles créateurs ? Qui faisait de mon esprit mon guide spirituelle et qui ressuscitait à mon âme ses pauvres et frêles ailes ?
Où sont-ils tous ces maitres de moi-même ? Je suis seule, je ne me sens plus la même. Qu’est ce qui a changé ? Qu’ai-je fait ? Ai je péché ?
Ai-je omis quoique ce soit qui fait que tout ait tant changé ?
Je ne sais pas
J’ai beau chercher dans les brumes de mon être, je ne trouve plus rien que mon masque de paraitre, le reste est vide, et crève la bouche ouverte son absence de substance, d’essence immatérielle.
30 avril 2008
Si tout était aussi simple que ça
Si tout était aussi simple que ca
Une soirée entre ami(e)s
Un essayage de chaussures de mecs, en jupe assise par terre
Des confidences autour d’une table de cuisine
Deux grosses bises très tendres et un « ca m’a fait plaisir de te voir »
Un parfum qui rappelle des souvenirs sur le col d’une veste
Des sourires les yeux fermés au rythme de la musique
Une main tendue une tisane dans l’autre
Des lunettes blanches, un top rose, un autre léopard, une mini-jupe écossaise
De vieux souvenirs qui remontent et fond chaud au cœur
Des regards plein de sourires
Des « et toi, tu fais quoi maintenant ? »
Une main tendre sur l’épaule
Quelques arpèges à la guitare qui s’éloignent dans la nuit
Des projets de prochaine fois, des envies de se revoir, encore
Une aprem au soleil
Quelques pas de danse devant une gare déserte au printemps
Errer seule dans les rues moitié fou rire moitié inquiète
S’assoir dans l’herbe et parler à une tente
Se coucher dans les herbes les yeux fermés
Se parler en tailleur par terre
Jouer de la guitare et chanter, en impro
Des rires, des bêtises, des bagarres, des coups de soleil
Un devoir d’anglais fait dans la pelouse
Deux voix qui se mêlent dans un jardin
Se sourire et n’avoir rien d’autre à dire
Un simple « merci d’être là » et « à refaire »
Un regard plein d’amour sur le quai d’une gare
Un paysage qui défile, l’âme sereine pleine d’envie de simplicité
Un Dwap aux pépites de chocolat passé 20sec au mirco-onde, mon dieu quel bonheur !!!!!
29 avril 2008
Sous la pluie
Marcher sous la pluie
Le paysage se fond dans un joli flou artistique
Les branches se courbent au dessus de moi
Formant comme une grande arche solennelle
Verte, clairsemée de lumière
Car le soleil brille sous la pluie
Donnant a l’air une teinte dorée
Les fleurs mouillées des ruelles
Colorent l’atmosphère de parfums exotiques
Il fait chaud
Et la chaleur exacerbe ses senteurs qui me rappellent…
Le sourire me revient, je chante à l’intérieur de moi-même
Je fais un joli court métrage
Seule sous la pluie, dans mon grand manteau noir
Mon écharpe serrée autour du cou
Mes bottes trempées et tachetées par le sable de l’avenue
Je me laisse fascinée par le soleil qui disparait derrière le château
Laissant deviner des jardins lumineux et scintillants sous la pluie en soleillée
Les voitures défilent ignorant tout de ma romanesque promenade
Les rares individus croisés baissent les yeux
Comme si se regarder sous la pluie était trop intime
Alors je continue
Mes pas me mènent sur les pavés du vieux quartier de Versailles
Les portes cochères, la salle du jeu de paume
Je pense… sont ce les mêmes pavés depuis tant d’année ?
Est-ce ici qu’ont marché ceux qui ont participé à ce qu’est aujourd’hui notre pays ?
Je me fais happée par l’histoire
Le coin de la rue me rappelle a mes errances
Je m’arrête sous une entrée de boutique fermée
Je suis trempée
L’eau s’infiltre sous mon manteau, au travers des mailles da ma gavroche
Je frissonne… il fait froid
De la fumée s’échappe de mes lèvres, pourtant aucune cigarette au bout de mes doigts
J’observe les passants, immobile contre mon mur
Je laisse glisser mon regard sur les perspectives de cette rue tant désirée, tant espérée
Je tente de l’intégrer, de la graver dans ma tête
Avec ses balcons fleuris, ses restaurants qui se vident et se remplissent, ses enseignes
Puis son ombre arrive
Me rappelle à la réalité
A l’irrationalité de mon geste
Comme réveillée en sursaut, je rattrape mes affaires en vitesse, et file par la rue un peu plus loin
Malheureusement, il n’y a qu’un seul sens : trop tard, il m’a vu, il est là en face de moi
Je sors définitivement de mon rêve romanesque
Irrémédiablement sortie de mon sommeil par la brutalité de ce visage en face de moi
De ce sourire qui me demande des comptes : pourquoi ?
Parce que…
Juste envie d’errer, comme les héroïnes passionnées de mes romans, avec l’illusion d’être
Comme elles
Pleine d’une passion brûlante et aliénante…
Mais tout est faux, tout est feint
Je jette fougueusement mon scenario par terre, tout ca ne rime plus a rien
Je suis réveillée
Pourtant c’était joli, de se promener sous la pluie
Amoureuse du vide, amoureuse d’un songe, amoureuse pour être amoureuse
C’était joli, mon petit film sous la pluie.
28 avril 2008
Foutu merdier de vie
Non mais ce n’est pas vrai ! me revoilà qui attends ! c’est pas croyable !
Rose, où est-ce que t’as mes Gitanes sans filtres ?
Non, parce que quitte à fumer, fumons de vraies cigarettes comme tu dis toujours.
Dis, Maman, tu crois que c’est grave si je me pends ? Promis, je ferais attention à pas salir parce que je sais que tu viens de faire le ménage, et à choisir quelque chose de bien solide histoire de pas abimer le plafond. Comme ça, après avoir vécu en petite fille bien sage, je mourrais en petite fille bien sage.
Non, je suis désolée, j’ai beau essayer, faire des efforts, je hais les hommes. Tous pareils.
Foutu merdier de vie !
Méduse, méduséen médusera
J’ai un tentacule autour des pieds
Qui tire, qui tire, qui tire
J’ai beau me débattre et protester
Je coule, je coule, je coule
Je cherche quelque chose à attraper
Mais rien, de rien, de rien
Je bois la tasse et disparait
La fin.
NB:
Si j'avais un tonneau j'me cacherais dedans
Si j'avais un râteau je lui casserais les dents
Si j'avais un cerveau je flotterais comme un goéland
Etoiles
La béatitude.
Qu’y a-t-il de plus infâme, de plus vicieux ? de plus sournois ? de plus cruel que la béatitude ?
Quoi de plus sordide que cette soumission visuelle, cette acceptation intime de la supériorité extérieure, mais surtout et avant tout de la nullité intérieure. Quoi de plus horrible que cette acceptation bien tranquille de notre misère ? de notre saleté ? de notre banalité ?
Qui sommes nous, petits verres de terre amoureux des étoiles que nous irons polluer une à une.
Nous sommes la misère et l’apocalypse version puce miniature. Telles de petites cellules cancéreuses, nous colonisons petit à petit, doucement, discrètement, l’ensemble d’une surface, étendant de-ci de-la nos lianes mortelles avant que la fin ne soit proclamée. Triomphe suprême. Nous aurons détruit certes mais au moins nous aurons fait quelque chose. Presque inconsciemment, mais revendiquant malgré tout cet épais brouillard car confortable bien qu’inquiétant. Nous sommes des parasites. Je suis parmi vous.
Mais elles, ces étoiles, luisantes, lointaines, et que pourtant on croit pouvoir frôler du bout des doigts en plissant les yeux. Laissez les vivre. Laissez les briller, qu’une fois notre misérable et monstrueuse tache accomplie, nous puissions nous repaitre de leur beauté pour oublier nos vices. S’il vous plait. Laissez les briller.
Je serais la cellule cancéreuse parmi les cellules cancéreuses, cancer du cancer, solitaire dans la solitude de masse, qui décide dans sa monstruosité de combattre ses semblables, seuls qui auraient pu l’avaler, plutôt que de laisser mourir son idéal, ses idéaux, ses belles étoiles.
A vivre pour rien, je vivrai pour vous.
Jack and myself
Je suis le sentiment d’inutilité de Jack
Je suis l’impression de nullité de Jack
Je suis l’effondrement personnel progressif de Jack
Je suis le brouillard épais dans la vie de Jack
Je suis l’indicible de l’existence de Jack
Je suis l’incapacité de Jack
Je suis la solitude de Jack
Je suis le manque d’amour de Jack
Je suis la sécheresse de l’âme de Jack
Je suis l’aridité du cerveau de Jack
Je suis l’avortement de la créativité de Jack
Je suis l’essoufflement de Jack
Je suis l’empoisonnement progressif de l’organisme de Jack
Je suis l’apocalypse idéelle de Jack
Je suis l’anéantissement de Jack
Mon pire ennemi, c’est moi.
25 avril 2008
Le Bonheur --- Berry
Entre deux folies, lecture d'Une Passion simple d'Annie Ernaux et écoute de Berry... et je me
sens sereine.
N'ayez pas peur du bonheur
Il n'existe pas
Ni d'ici, ni d'ailleurs...
Nous allons mourir demain
Ne dites plus rien
Le bonheur conjugal
Restera de l'artisanat local
Laissez vous aller, le temps d'un baiser
Je vais vous aimer
Le trésor n'est pas caché
Il est juste là
A nos pieds dévoilé
Il nous ferait presque tomber
C'est dommageable qu'on ne vive
Qu'une fois
C'est le temps d'une joie
Qui s'offre comme vous à moi
Laissez vous aller, le temps d'un baiser
Je vais vous aimer
Un peu de sel dans la mer
Ne changera rien
On s'adore, on s'enterre
On trouve une main et on serre
N'ayez pas peur du bonheur
Il n'existe pas
Laissez vous aller, le temps d'un baiser
Je vais vous aimer
24 avril 2008
Too Long --- Yael Naim
Parce que je n'aurais jamais du le revoir. Parce que ses yeux, ses fuites, sa froideur ont fait remonter tant de choses... les évidences me sautent à la gorge. Ca ne pouvait pas marcher... n'est ce pas?
I waited for so long
Outside myself
You see I was pretenting
To be someone else
I was longing to see
Who i wanted to be
And I've been waiting on my own
I've been waiting for too long
Not strong enough to be with you
And I've been making up my world
I've been painting it with gold
Not strong enough to see you
I irrigate illusions
Then let them grow
How can I pacify myself?
And let go
And I run wild to see
Who I turned out to be
[...]
But it was too cold
In my world
14 avril 2008
Twilight --- Dawn Landes
Another starless light
Another dim streetlight
Turn your head just right
Street becomes a sky
Shotting stars go by
They spark and they die
You see the reason why
You never catch them now
Drags along 'till light
Streaks of red vein the sky
But you love twilight
Oh, love me with your body
I need one to hold
Oh, lovee me with your body
I need one to hold
Tonight
In the long, dim light
Streaks of red vein your eyes
Don't you love twilight
















